Je commence en ce jour ma recherche des thés 2013. Après un bref séjour à Tokyo, me voici dans la ville de Shizuoka pour découvrir ce que nous ont réservé les récoltes de cette année. Premièrement, il faut savoir que dans la région, l’hiver fut froid et la chaleur idéale en mars pour le développement des théiers. C’est la raison pour laquelle les récoltes ont commencé plus tôt cette année. Malheureusement le gel est arrivé mi-avril, accompagné de vent, et a stoppé net la production des bourgeons par la plante. Le résultat est là : peu de production pour les shinchas de Shizuoka ; surtout les productions de yamacha, les thés récoltés sur les hauteurs (qui sont les meilleurs au passage) ; mais une très belle qualité.
Accompagné de mon fournisseur officiel, Shirakata san, je rends donc visite à mon producteur favori, Moriuchi san, producteur de la cour impériale. Nous goûtons quelques thés de sa production, très intéressants d’ailleurs, vu qu’il utilise dans son jardin une dizaine de cultivars différents, sans jamais les mélanger évidemment, et dont la plupart sont récoltés à la main. Les explications de Moriuchi san sont très techniques et je me perds un peu quelques fois. Je lui ai apporté un peu de thé chinois et nous échangeons sur les wulongs.
Je choisis dans sa production de l’année un saemidori, cultivar doux, sucré et assez fruité, avec beaucoup d’umami ; un sofu aux parfums très floraux absolument fantastiques ; et un benifuki, un thé noir, mielleux et malté comme un assam mais doux et sucré comme un thé blanc. Très peu de quantité sur ce dernier (200g).


Après l’avoir remercié, nous partons manger sur les hauteurs de Shimizu, dans un restaurant avec vue panoramique sur la mer et le mont Fuji… qu’on ne peux pas voir à cause de la brume. Ce ne sera pas encore cette année que je pourrais apercevoir la mythique montagne.
Nous nous retrouvons ensuite au magasin de la fabrique de thé de Shirakata san, ou je sélectionne un Horyoku (fukamushi) très bien réussi cette année, un matcha de la région voisine d’Aichi, et un hojikukicha, un kukicha grillé, même très grillé, qui ravira les amateurs du genre.
